“Êtes-vous incollable sur la bruyère ? Vous allez répondre : « La bruyère ? Bien sûr que je connais. » D’accord, mais connaissez-vous vraiment tout sur la bruyère ? Le sujet est vaste ! Où peut-on les planter ? Dans quel type de sol ? Quand et comment les planter ? Avec quelles plantes les associer ? Comment les entretenir ? Quels sont les différents types de bruyères ? Savez-vous que grâce aux bruyères, vous pouvez avoir des fleurs une grande partie de l’année, apporter de la lumière dans les coins d’ombre grâce à des feuillages étonnants ou encore les utiliser comme couvre-sol ?
Et comme on aime bien partager, on vous dit tout et même plus : ses origines, ses vertus, ses utilisations, nos coups de cœur, nos idées d’ambiance à recréer chez vous… Bonne lecture !„

Comment, quand et où planter mes Bruyères ?
Quelle est la meilleure exposition pour mes Bruyères ?
Les Bruyères, plantes de terre de bruyère par excellence, trouvent leur bonheur à la mi-ombre. Leur emplacement idéal se trouve aux pieds de grands feuillus légers et caducs comme les bouleaux par exemple.
Quel est le type de sol le plus propice pour mes bruyères ?
Les bruyères aiment les sols acides. Même si certaines d’entre elles, les bruyères vagabondes notamment, comme la bruyère vagabonde ‘Maxwell’, évoluent très bien dans des sols au pH neutre.
Votre terre n’est pas acide ? Pas de panique, vous pouvez quand même adopter des bruyères et préparer votre sol. Pour cela, il vous suffit de faire un apport de terre de bruyère à la plantation ou au rempotage. Cet apport sera de 2/3 de terre de bruyère pour 1/3 de terre de jardin ou de terreau plantation.
Aussi, les bruyères ont besoin d’un sol bien drainé car l’excès d’eau peut asphyxier leurs racines, tout comme les eaux stagnantes. Si vous les plantez dans votre jardin, en pleine terre, évitez de faire une cuvette. Pour la plantation en pot, n’oubliez pas de mettre 5 cm de billes d’argile au fond et elles feront le travail de drainage.
Où planter mes bruyères ?
Pour une haie, un fond de massif ou en isolé, nous vous conseillons de privilégier les Bruyères arbustives. Elles apporteront une belle lumière et un effet de masse. Qu’elles soient libres ou taillées, elles feront leur effet dans votre jardin et permettent d’avoir du vert toute l’année puisqu’elles ne perdent pas leurs feuilles l’hiver.
Quant aux bruyères à petit développement, elles trouveront leur place en pot sur un bord de fenêtre, un balcon ou une terrasse. Ces dernières sont faciles à associer. En effet, elles se marient idéalement avec des Graminées, des plantes vivaces, des petits arbustes tels que l’Ophiopogon…
Vous avez un petit balcon urbain, un bord de fenêtre ?
Inspirez-vous et découvrez l’ambiance Paris-Brooklyn. Nous avons associé de la bruyère avec du carex et du muelhenbeckia. Jouez avec les volumes et les couleurs pour apprécier ses tons chaleureux au chaud dans votre canapé.

Plantées en jardin, c’est au-devant d’arbustes et de plantes plus imposantes que les bruyères trouveront leur place. Ainsi, vous pouvez les installer en bordure de massif ombragé. N’hésitez pas à les combiner avec des plantes vivaces, des Graminées, des bulbes… Vous pouvez également les disposer aux pieds de plus grands arbustes de terre de bruyère tels que les Camélias, les Rhododendrons, les Magnolias, les azalées japonaises. Elles seront dans leur environnement familial.
Quand planter mes bruyères ?
Il faut savoir que la période propice à la plantation des bruyères sera l’automne ou le tout début du printemps. Cela s’explique simplement par leur système racinaire très fin, superficiel et donc plus sensible lorsque la terre se réchauffe avec les beaux jours. C’est pourquoi, après la plantation, nous vous conseillons de recouvrir la terre d’un paillage d’écorces fines. Cela permet d’éviter le tassement du sol mais aussi garde une humidité constante à son pied. Ainsi, la plantation automnale permet au système racinaire, et à la plante en général, de bien s’installer durant l’hiver. De cette manière, elle sera prête pour mieux affronter son premier été au jardin ou en pot. En revanche, l’arrosage sera à surveiller pendant cette première année. En effet, un bon arrosage une fois par semaine est souvent plus efficace que de petits arrosages fréquents.

Comment planter mes bruyères ?
Vous avez un jardin ? Plantez vos bruyères en pleine terre : faites un trou qui fait entre 2 et 3 fois la taille de la motte à planter. Par exemple, pour une Bruyère en pot de 1 litre (11 cm de diamètre), vous devez faire un trou de 20 à 25 cm de diamètre. Ensuite, préparez un mélange de 2/3 de terre de bruyère (vous pouvez l’acheter en jardinerie ou sur notre site) pour 1/3 de terre de jardin, comblez le trou et tassez. Attention, les bruyères n’aiment pas être enterrées trop profondément et doivent être copieusement arrosées après la plantation.

Vous avez une terrasse ou un balcon ? Plantez vos bruyères en pot, la méthode est la même. Vous devez simplement remplacer la terre de jardin par un terreau plantation ou horticole (acheté dans le commerce ou sur notre site). Ensuite, trouvez lui un pot qui fait au moins le double de sa taille. Enfin, veillez à ce que le pot soit bien percé et ajoutez 5 cm de billes d’argile dans le fond. Tous les 2 à 3 ans, prévoyez de rempoter votre Bruyère. Faites-vous livrer du terreau ou du paillage.
Attention, la culture en pot demande une surveillance un peu plus accrue face aux fortes chaleurs et aux éventuels vents froids. Dans l’idéal, choisissez une situation ombragée à l’abri des vents d’été qui dessécheront votre terre, ou du froid de l’hiver.

Pour approfondir le sujet : ‘Où, quand, comment planter les bruyères’.
Comment entretenir mes bruyères ?
Est-ce que je dois tailler mes bruyères ?
Les bruyères arbustives peuvent être laissées libres ou taillées selon l’utilisation que l’on souhaite en faire et l’aspect qu’on veut leur donner. Par exemple, vous pouvez tailler votre Bruyère méditerranéenne en haie, afin de la contenir à la même hauteur que ses voisins.
Les bruyères à petit développement quant à elles, doivent être taillées 1 à 2 fois par an. On distingue deux types de tailles différentes. Tout d’abord, il y a la taille d’entretien qui suit la période de floraison. cette dernière consiste à tout simplement à éliminer les fleurs fanées. Ensuite intervient la taille de forme où vous allez épointer la plante pour lui redonner plus de rondeur et éviter qu’elle s’ouvre au milieu.

Quand dois-je tailler mes bruyères ?
Les Bruyères à floraison d’hiver sont à tailler après la floraison, donc au printemps. Cette taille donne plus de densité au feuillage et permet de former des plantes arrondies. Les Bruyères à floraison d’été sont, elles, à reformer en fin d’hiver, début de printemps.

Quel engrais choisir pour mes bruyères ?
Pour une bruyère en pot, afin d’éviter des carences à la plante, faites un apport d’engrais au printemps pour stimuler le redémarrage de la végétation. Vous pouvez également apporter de l’engrais en automne, pour préparer la plante à affronter l’hiver sainement.
Pour une bruyère plantée en jardin, l’apport d’engrais se fera comme en pot. En effet, nourrissez-la au printemps et en automne. Sachez que pour faire des économies, le paillage de feuilles mortes est un excellent apport organique qui vient compléter un paillage d’écorces fines.
Pour en savoir encore plus sur l’après plantation : ‘Comment entretenir les bruyères‘.
Quels sont les différents types de bruyères ?
Dans notre pépinière bretonne, nous distinguons deux types de développements, les bruyères à petit développement et les bruyères arbustives.
Pour commencer, les bruyères à petit développement, regroupent 3 genres différents que sont les Ericas, les Callunas et les Daboecias. Ne soyez pas perdus, on vous explique tout !
Quelles sont les bruyères naines à floraison d’hiver ?
C’est une question que vous nous posez souvent face au nombre de bruyères qui vous sont proposées. Nous vous apportons la réponse : les bruyères naines à floraison d’hiver se retrouvent sous la dénomination « Erica ». Dans notre pépinière bretonne, nous cultivons deux espèces qui se déclinent en de multiples varéiétés : Erica darleyensis et les Erica carnea, plus communément appelées bruyère des neiges ou des Alpes. Ces dernières années, Kurt Kramer, en Allemagne, a fait d’importants travaux de recherche autour du genre Erica. Nous lui devons entre autres la Bruyère d’Hiver ‘Kramers’s Rote’ qui aujourd’hui est devenue une incontournable dans la famille des bruyères à floraison d’hiver. En effet, elle est belle, rustique, compacte et très florifère. Il est également obtenteur de variétés d’Erica carnea.
L’espèce darleyensis résulte quant à elle de l’hybridation d’Erica carnea et d’Erica erigena. Cette famille de bruyère naine à floraison d’hiver se compose, aujourd’hui, d’une dizaine de variétés. Les couleurs de ses fleurs se déclinent en blanc, rose, rouge. Aussi, vous pourrez trouver des feuillages dorés à fleurs rouges comme l’Erica ‘Eva Gold’ qui est une obtention des Pépinières Roué, notre producteur breton !

Lire notre article : ‘Comment bien choisir sa bruyère’
Notre coup de coeur : L’Erica ‘Eva Gold’

L’Erica ‘Eva Gold’ a la particularité d’avoir un feuillage qui évolue avec les saisons. Pour commencer, les feuilles se parent d’un vert bronze en hiver. Ensuite, avec l’arrivée des beaux jours, ce petit arbuste tout en rondeur prend de magnifiques teintes dorées qui illuminent les massifs d’ombre.
Aussi, la bruyère ‘Eva Gold’ est en fleurs de novembre à la mi-avril. Elle est appréciée pour sa longue floraison rose très soutenue.
Enfin, cette bruyère, compacte et lumineuse, à floraison d’hiver est idéale tant en pot sur un bord de fenêtre, sur un balcon ou une terrasse, comme en bordure d’allée ou de massif. Par exemple, en pot sur un balcon, elle permet d’apporter des fleurs et de la couleur à une période où les balcons sont souvent peu fleuris.

Quelles sont les bruyères à floraison d’été ?
Pourquoi succomber au charme des Callunes ?
Ces bruyères à floraison d’été, également nommées Calluna Vulgaris en latin ou tout simplement Callunes en français, sont intéressantes pour leur floraison qui court d’août à novembre !
C’est grâce aux recherches et aux croisements de l’Allemand Kurt Kramer (à qui l’on doit la gamme « Gardensgirls® »), que nous pouvons trouver aujourd’hui, tout un florilège de variétés de Calluna Vulgaris.
Ces dernières sont attractives pour leur feuillage coloré, leur floraison qui ne fane jamais, leurs couleurs vives…
Nos coups de cœur :
- la bruyère d’été ‘Tricolorfolia’ pour son feuillage tricolore : avec des tons bronzes, rouges et gris sur un vert foncé. Et une floraison d’un beau rose tirant sur le mauve, qui apparaît en fin d’été.
- Nous adorons aussi la bruyère d’été ‘Zeta’. Superbement lumineuse, elle s’habille d’un feuillage jaune vert resplendissant et se couvre d’une teinte dorée en automne.
Et enfin, l’atypique bruyère d’été ‘Alicia’ et ‘Athena’. Elle réunit 2 variétés dans un même pot ! Un mix de fleurs blanches et roses, qui fanent moins rapidement et plus résistantes car elles restent en boutons.
L’originalité des bruyères d’Irlande
Les Daboecias aussi nommées bruyères d’Irlande ou Bruyères de Saint-Daboec, tiennent leur originalité par leur floraison en grosses clochettes et remontantes en plus !
Cette bruyère d’origine méditerranéenne se démarque de la famille par son port souple, libre et son feuillage plus gros en comparaison aux fines aiguilles des Calluna et des Erica.
En été, de nombreuses tiges fines portent fièrement des fleurs en forme de clochettes ou grelots relativement grosses, de couleur blanche, rose ou rouge.
Notre coup de coeur : la Daboecia ‘Alberta White’ pour ses grosses clochettes blanc pur et sa longue floraison.

L’intérêt des Erica Cinerea et des Erica Vagans
Respectivement nommées bruyères cendrées (Erica Cinerea) et bruyères vagabondes (Erica Vagans), elles ont toutes les deux le même avantage et pas des moindres : elles ont une bonne résistance à la sécheresse qui s’explique par leur système racinaire plus pivotant que les autres Bruyères.
L’Erica Cinerea fleurit de juin à septembre. On la retrouve à l’état sauvage dans la lande bretonne, en bord de mer où elle se mêle avec des ajoncs.
Quant à la deuxième, Erica Vagans, sa floraison plus tardive apparaît d’août à octobre. Elle s’adapte très bien sur la façade atlantique de la France, mais aussi en Île de France et dans le Centre.
Finalement, elles ont toutes les deux une très bonne adaptation en jardin de bord de mer et pour preuve, la bruyère vagabonde pousse naturellement à Belle Isle en mer et dans le Sud-Ouest de la France.

Et les bruyères arbustives dans tout ça ?
En opposition aux bruyères à petit développement qui ne dépassent guère les 40 cm, les bruyères arbustives sont des arbustes qui peuvent atteindre presque 2 m pour certaines ! Roué Pépinières vous propose 3 bruyères arbustives différentes en terme de développement, de période de floraison, de forme de fleurs…
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La bruyère arbustive ‘Pink Joy’ Très populaire pour son port évasé, son feuillage vert clair et ses fleurs parfumées blanches de février à avril. Abritez-la des vents froids, elle se plaît au soleil.
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La bruyère méditerranéenne Elle se développe très bien en bord de mer, ou en haie car elle ne craint pas les embruns. De février à fin avril, ses fleurs roses contrastent parfaitement avec son feuillage très foncé.
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La bruyère de Noël Dès novembre, elle se couvre littéralement de boutons floraux rosés qui s’ouvrent en une profusion de fleurs blanches au cœur noir. De toute beauté à l’approche de Noël.
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Quelles sont les origines et les vertus de la bruyère ?
Quelles sont les origines de la bruyère ?
Les premières traces du terme « bruyère » remontent au 1er siècle. Elles ont été retrouvées dans l’encyclopédie « Histoire naturelle », écrite par un grand écrivain et naturaliste romain, Pline l’Ancien. Dans cet ouvrage, nous découvrons un petit arbuste, qu’il nomme « Ericé », et ses vertus.
C’est aux alentours du XVIIIe siècle siècle que la bruyère a commencé à investir les terres Européennes. C’est alors qu’on recense près de 400 variétés pour 23 espèces différentes (source Carl Von Linné, 1753).
Aujourd’hui, on parle de plus de 1 000 variétés. Ces dernières sont réparties à l’échelle mondiale et décrites dans la « bible » de référence, le « Heaths & Heathers : The Grower’s Encyclopedia » de Terry Underhill.
Quelles sont les vertus de la bruyère ?
La Bruyère fait souvent parler d’elle, notamment pour ses différentes vertus, mais connaissez-vous vraiment tout ce qu’elle peut nous apporter ? En termes de santé, et plus particulièrement, en phytothérapie, c’est le genre Calluna qui a su démontrer depuis longtemps ses vertus. En effet, elle est reconnue pour ses propriétés antiseptiques, diurétiques et astringentes.
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Des fleurs mellifères
Vous êtes gourmands ? Les bruyères sont les amies des abeilles qui, à partir de leurs fleurs en clochettes, produisent un miel d’excellente qualité gustative. Ce miel de couleur foncée est crémeux, épais et puissant en goût avec une note de caramel. Le Miel de Bruyères est très riche en vitamines et en minéraux. Il a également pour propriété de soulager les douleurs et multiples maux (rhumatismes, troubles urinaires, engelures, anémies…). |
Un bois à usages multiples
La bruyère contribue à enrichir notre environnement de façon naturelle. En effet, à l’état sauvage, lorsqu’elle se décompose, elle se mélange avec la terre et c’est ainsi que l’on obtient la fameuse « terre de bruyère ». On la retrouve également dans les jardins comme brise-vue que vous connaissez sûrement : la brande ou encore sur certains toit de constructions typiques, telles que les chaumières. |
Nom d’une pipe !
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Tout s’utilise dans la bruyère ! Après vous avoir parlé de l’utilisation de ses rameaux, du miel obtenu grâce à ses fleurs, il me reste à vous parler de ses racines. Eh oui, aussi surprenant que cela peut vous paraître, les racines de Bruyères sont utilisées dans la fabrication de pipes. |
Pour les plus curieux, reportez-vous à notre article ‘Bruyère : son histoire et ses vertus‘
Quels sont les ennemis de la bruyère ?
Comment reconnaître les pucerons ?
Les pucerons, verts ou noirs, sont des insectes piqueurs et suceurs de sève:
- les pucerons s’installent en colonie sur les jeunes pousses,
- ils gênent le développement,
- et peuvent déformer les tiges et provoquer l’enroulement des feuilles,
- ils sont aussi vecteurs de fumagine (dépôt noir sur les feuilles).
Il existe différentes méthodes de lutte :
- les coccinelles que l’on peut acheter en jardinerie,
- une décoction de purin d’orties ou de fougères,
- de la pyréthrine,
- des insecticides de synthèse, etc.

Quels sont les dégâts du Phytophthora sur la bruyère ?
Le Phytophthora est un champignon qui se développe au contact de la chaleur. C’est-à-dire qu’au-delà de 18° C, la plante va faner subitement, c’est donc un phénomène qui se développe plus en été. Le traitement se fait à l’aide d’un fongicide.
Qu’est-ce qu’un phénomène de faiblesse sur la bruyère ?
Lorsque le feuillage brunit, que les feuilles tombent, c’est que le terrain est sans doute imperméable, trop humide. Veillez à déplacer la plante et à la replanter en butte, en ouvrant un trou assez large (80 cm de diamètre et 50 cm de profondeur). Puis, placez au fond du trou, une épaisseur de 5 cm de billes de pouzzolane et un substrat terre de bruyère très aéré.
FAQ – Les questions que vous vous posez encore sur les bruyères
Certaines callunes horticoles, notamment les variétés dites à boutons, possèdent des fleurs qui restent fermées. Elles sont ainsi moins sensibles aux intempéries et conservent leur couleur particulièrement longtemps. L’intérêt décoratif peut également venir du feuillage, qui prend chez certaines variétés des teintes dorées, orangées, bronze ou rouges selon les saisons.
Il est possible d’obtenir une succession de floraisons pendant une grande partie de l’année en associant différentes espèces. Les Erica carnea et Erica × darleyensis fleurissent notamment en hiver et au début du printemps tandis que les callunes prennent le relais en été et en automne. Certaines bruyères arbustives permettent encore d’élargir cette palette.
Les bruyères produisent bien des fruits après fécondation, mais ceux-ci sont minuscules et très discrets. Chez la callune comme chez de nombreuses Erica, il s’agit de petites capsules contenant de très petites graines. Elles passent facilement inaperçues parmi les fleurs fanées et le feuillage.
Oui. Les bruyères en fleurs fournissent nectar et pollen à différents insectes pollinisateurs, notamment aux abeilles et aux bourdons. Leur intérêt est d’autant plus important que certaines fleurissent en hiver ou tard dans la saison, lorsque les ressources florales disponibles au jardin sont moins nombreuses.
Oui. Une bruyère est une plante ligneuse vivace et non une plante saisonnière. Bien installée et cultivée dans des conditions adaptées, elle peut rester plusieurs années au jardin. Une taille régulière des formes basses permet notamment de conserver des plantes plus compactes et d’éviter qu’elles ne se dégarnissent.
Non. La Bretagne abrite naturellement plusieurs espèces de bruyères, mais les plantes que l’on appelle « bruyères » ont des origines géographiques très diverses. Le genre Erica, notamment, comprend un très grand nombre d’espèces et présente une diversité particulièrement importante en Afrique australe.
Oui. Les bruyères peuvent notamment être multipliées par bouturage ou par marcottage. Le semis est également possible pour les espèces botaniques, mais il ne garantit pas de retrouver exactement les caractéristiques d’une variété horticole. Pour conserver fidèlement une variété particulière, on privilégie donc la multiplication végétative.
Les bruyères sont particulièrement bien adaptées aux sols pauvres et aux milieux ouverts dans lesquels de nombreuses autres plantes sont moins compétitives. Leur feuillage persistant et leur capacité à se développer dans des conditions parfois difficiles expliquent leur présence caractéristique dans de nombreux paysages de landes.




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